Place au Vélo 94

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  • Publié le : 18 mars 2011
  • Par : Franck Muller
  • Dernière mise à jour : 30 janvier 2011

Maisons-Alfort : réaménagement des quais de Marne

La Ville a souhaité réaménager les quais de Marne entre le quai Fernand Saguet et le pont de Maisons.

Le projet initial

Un premier projet prévoyait 1 voie à sens unique pour les voitures (sens Alfort -> Pont de Maisons) et 1 voie à double sens pour les circulations douces.

La mise en place du sens unique pour les voitures aurait eu pour conséquence la déviation du sens de circulation Pont de Maisons -> Alfort, en particulier pour le bus 107 qui utilise les quais entre Alfort et la passerelle de Charentonneau (avenue Clemenceau), mais aussi pour les automobilistes qui se seraient alors reportés sur les rues de Charentonneau, sur l’avenue Gambetta ou sur l’avenue de la République, puis l’avenue Général Leclerc.

Pour ces raisons, le projet a été refusé par les riverains (pour le bus 107 en particulier, ceux qui avaient la ligne devant chez eux ne voulaient pas la perdre, ceux qui ne l’avaient pas, rue de Reims, rue de Champagne, rue du 8 mai 1945, ne voulaient pas la récupérer devant chez eux), par les commerçants qui craignaient que leur commerce devienne moins accessible, par les personnes à mobilité réduite qui voyaient leurs déplacements être allongés, ...

Le projet modifié

Il est ressorti de la "phase de concertation" un nouveau projet à 2 fois 1 voie ouvertes à la circulation générale. Les 2 chaussées sont séparées l’une de l’autre par un terre-plein central planté ou fleuri sur la plus grande longueur du parcours Pont de Maisons - Sept Arbres. On ramène donc cyclistes, automobilistes et bus sur une même chaussée de largeur réduite.

L’aménagement en zone 30 (contre une vitesse actuellement autorisée de 45 km/h sur toute la longueur des quais) devrait permettre, aux termes des dernières modifications du code de la route, de définir une priorité, sur la partie courante de la chaussée, des usagers les plus petits sur les plus gros : d’abord les piétons, puis les cyclistes, puis les motos et les voitures, puis les camions et les bus...

11 feux tricolores avec radar de vitesse (provoquant le passage au rouge si une vitesse de plus de 30 km/h est détectée) sont prévus tout au long des quais, ce qui devrait d’abord dissuader la circulation de transit par exemple entre Joinville et le Pont de Charenton, et plus généralement limiter les velléités des automobilistes à dépasser les 30 km/h.

Et les cyclistes dans tout ça ?

"Les riverains affirment que le trafic des vélos est insignifiant." (compte-rendu de la réunion Riverains - Mairie du 24 novembre 2008, http://urgence-concertation-bdm.over-blog.com/article-27829124.html).
A voir les réactions que la version initiale de cet article, le mot "insignifiant" n’a pas la même définition pour tout le monde : les cyclistes qui utilisent leur vélo tous les jours ou presque pour aller travailler passent le matin dans la plage 7 h - 9 h, et le soir dans la plage 17 h - 20 h. Peu d’entre eux circulent en pleine journée. Il est donc inutile de les chercher à ce moment-là.

Etant donné que l’itinéraire de la rive gauche des bords de Marne n’est pas aménagé en continu (Créteil - Maisons-Alfort - Alfortville par exemple), son attractivité est plus faible que lorsqu’un itinéraire continu aura été créé.

Ceci étant , la concertation ayant pris fin en 2009, et les travaux étant maintenant bien entamés, il n’est plus temps de revenir à la question de la place des cyclistes dans cet aménagement.

Cependant, comme il sera quasiment impossible à un automobiliste de dépasser un vélo même si celui-ci n’atteint pas les 30 km/h, il sera intéressant de suivre les réactions des automobilistes. Suivront-ils le cycliste ? chercheront-ils à passer coûte que coûte, quitte à envoyer le cycliste contre la bordure de trottoir ou à passer au ras du guidon du vélo (faut-il rappeler qu’en agglomération l’automobiliste qui dépasse un vélo doit laisser un intervalle d’un mètre entre eux).

Et si la cohabitation devait échouer, il restera toujours la possibilité aux cyclistes d’utiliser les rues de Reims et de Champagne. Celles-ci qui n’ont pas voulu du bus 107 accepteront peut-être les vélos chassés des quais par les automobilistes ?

Quelques vues du résultat attendu

Les vues qui suivent sont celles qui sont affichées sur les panneaux d’information mis en place tout le long du chantier. Comme les photos ont été prises sur place et n’ont pas été retravaillées avec précision, il existe une légère distorsion due à la perspective lors de la prise de vue. Elle n’est cependant pas de nature à déformer significativement les vues initiales.


Rue Maréchal Juin entre la place des Sept Arbres et le square de l’Artificier François


A proximité du Parc La Fontaine. Au premier plan le trottoir côté Marne, à droite et en contrebas, la promenade basse, et à gauche la voie de circulation en direction d’Alfort


A proximité de l’orangerie de Château-Gaillard. Au premier plan le trottoir côté Marne, à gauche les voies de circulation traversées par un passage piétons.


A proximité du Pont de Maisons, les 2 voies de circulation.


On note que dans les 4 cas, on se trouve dans un cas proche de la perfection : aucun bus à l’horizon, aucune voiture si ce n’est en stationnement régulier et parfaitement rangée dans son emplacement, et les vélos en mesure de rouler en s’éloignant des voitures en stationnement (au cas où une porte serait ouverte sans précaution, voire au cas où la voiture quitterait son stationnement sans avertir...).

Mais il y a souvent une grande différence entre la vue d’artiste et la réalité...
A suivre...


Mardi 8 juin 2010, "visite de chantier"

Profitant d’un début de soirée avec des conditions météorologiques assez favorables, je me suis risqué jusqu’au Pont de Maisons pour parcourir les quais jusqu’au Pont de Charenton.

Les premières centaines de mètres (entre le Pont de Maisons et le Parc La Fontaine (viaducs A86) montrent les travaux de voirie en cours d’achèvement :


Armé de mon double mètre, j’ai tenté une mesure au niveau du viaduc de l’échangeur le plus à l’est. Voilà le résultat, de bordure à bordure :


Au-delà, on découvre les diverses étapes des travaux dans le sens inverse de la chronologie :


Ici (section entre le Parc La Fontaine et la passerelle), la chaussée a été décaissée sur la profondeur nécessaire :


Un peu plus loin, seul le revêtement superficiel a été retiré :


Dimanche 25 juillet 2010, 2e "visite de chantier"

Un mois et demi plus tard, le chantier a avancé. On se situe ici entre les Sept Arbres et la passerelle, au niveau de Château-Gaillard et de l’arrêt RATP "Les Sept Arbres". Les bordures centrales sont mises en place, les sorties de câbles des futurs candélabres au centre de la voie sont visibles :


On approche du Moulin Brûlé :

Même avec une petite voiture, il ne reste pas beaucoup de place libre :


Vue vers l’arrière, en direction d’Alfort :


Dimanche 29 août 2010, 3e "visite de chantier"

Un mois de plus a passé. On se trouve ici à l’entrée ouest de l’avenue Foch, à proximité de la place des Sept Arbres ; on note la présence d’une nouvelle signalisation limitant la vitesse à 30 km/h, devant remplacer la signalisation temporaire, mais ce n’est pas encore la signalisation définitive, davantage un rappel à l’attention de ceux qui, distraits, n’auraient pas encore noté de changements.
Et malgré la limitation à 3,5 tonnes, le bus de la ligne 107 s’obstine à emprunter les quais de Marne :-) Il est en effet de retour sur les quais depuis la fin juillet, après l’achèvement des travaux de maçonnerie des terre-pleins centraux.
Sur les 2 premières photos, on voit au premier plan l’amorce du nouvel aménagement de la place des Sept Arbres.


Mardi 7 septembre 2010, 4e "visite de chantier"

Aujourd’hui, grande visite, sur la totalité de la longueur de l’aménagement

On commence par le secteur le plus à l’ouest, à proximité du square de l’Artificier François. A ce niveau, le terre-plein ne sera que pavé.


Place des Sept Arbres, en direction de la rue Maréchal Juin :

en direction de la rue du 8 mai 1945, avec la mise en place d’un ralentisseur à l’entrée de cette rue :

et en direction de l’avenue Foch :


Au niveau des garages de Château-Gaillard :


Que le terre-plein soit vide ou couvert d’herbe, le résultat est le même, la largeur des chaussées est vraiment limitée :


Ici, on gagne en largeur du fait de la présence de la bande de stationnement... et de l’absence presque totale de tout véhicule. En cas de présence de véhicule, il faut au cycliste laisser sur sa droite la largeur de la porte qui ne manquera pas d’être ouverte par un conducteur distrait (ou inconscient) :


A l’approche du Moulin Brûlé. Notez sur le terre-plein l’emplacement de 2 arbres, et sur le trottoir la sortie de câbles probablement destinée à un futur feu tricolore. Enfin, les passages piétons sont conservés, même si le trottoir permet de descendre sur la chaussée à n’importe quel endroit. La végétation du côté Marne ne permet en effet pas de remonter sur le trottoir à n’importe quel endroit :


Au-delà de la passerelle, on retrouve une bande de stationnement. Certaines voitures sont garées plus à droite sur le trottoir que ne le prévoit le marquage.


Vu ainsi, le terre-plein central paraît globalement assez peu franchissable : la plupart des coupures en pavés sont en effet de courte longueur (de quoi permettre une sortie de garage).


Le repère jaune est l’emplacement d’un futur candélabre. Ce n’est donc pas là qu’il faudra dépasser les vélos :


Une des plus grandes longueurs de terre-plein infranchissable, à proximité du parc La Fontaine :


Même s’il n’y a pas d’intersection le long du parc, un feu tricolore sera posé au niveau d’un passage piétons.


Dans la partie la plus orientale, la chaussée sud comporte des bandes de stationnement, mais celles-ci sont beaucoup utilisées que les précédentes. Les cyclistes ne pourront donc que se déporter à environ 1 mètre de l’alignement des voitures garées.

Et comme les stationnements semblent insuffisants, on trouve des véhicules garés sur les parties pavées du terre-plein. Si celle-ci ne sert pas, au point qu’on puisse s’y garer, on aurait pu prolonger la partie plantée.


On repart ici vers Alfort. Toute la première partie des quais ne comporte pas ou pratiquement pas de stationnements, la largeur de chaussée ne dépasse donc pas 2,70 m.

Un carrefour qui sera équipé d’un des futurs 11 feux tricolores :


Le long du parc La Fontaine, la chaussée nord côté Marne ne comporte pas de stationnement et très peu de coupures du terre-plein central. Il ne restera donc plus aux automobilistes à suivre les cyclistes qui se trouveraient devant eux :

Au-delà, la largeur reste la même, mais le terre-plein est interrompu par moments.


Mardi 31 août 2010 et jeudi 9 septembre, réunions avec la Mairie de Maisons-Alfort

Suite à ce qui lui apparaissait comme une incompréhension du projet de la part de l’association, la Ville de Maisons-Alfort a convié l’association à 2 réunions les 31 août et 9 septembre.
C’est en particulier à cause des réactions que cet article avait suscitées lors de sa première publication que la Ville a invité l’association à ne pas se prononcer sur l’aménagement tel qu’il était à fin août, mais sur l’aménagement tel qu’il sera à la fin des travaux, aux environs de la fin de l’année 2010.

M. Capitanio, conseiller général du canton et maire-adjoint chargé des sports et de la jeunesse, et M. Fritz, directeur général des services techniques municipaux, ont convenu que l’aménagement tel qu’il était cumulait tous les inconvénients pour les cyclistes : les chaussées sont maintenant de largeur réduite puisque les terre-pleins sont pratiquement tous en place, mais les automobilistes continuent plus ou moins à rouler comme dans l’ancienne configuration... même si déjà la vitesse le long des quais n’est plus de 45 km/h sur la plus grande partie du linéaire mais de 30 km/h.

Si les terre-pleins sont en place, un certain nombre d’éléments de sécurité ne sont pas encore installés.

- L’ensemble des quais de Marne sera inclus dans une nouvelle "zone 30" : la vitesse sera, du fait du Code de la Route, limitée à 30 km/h pour tous les véhicules.
- Un arrêté municipal précisera fin 2010 la réglementation locale applicable, à savoir la priorité des piétons (à la traversée) sur tous les véhicules, et celle des vélos sur tous les autres véhicules.
- Ceci sera rappelé par une signalétique spéciale à toutes les entrées de la "zone 30". Celle-ci a été posée (dans une version temporaire) quelques jours plus tard :

- Des pictogrammes vélo de dimension 1,20 m x 0,80 m placés en milieu de chaussée rappelleront l’existence et la priorité des vélos
- Et pour dissuader les automobilistes de dépasser la vitesse de 30 km/h, 11 feux tricolores seront installés le long des quais. Ceux-ci seront équipés d’un dispositif permettant de mesurer la vitesse des véhicules à l’approche. Si celle-ci est mesurée à plus de 30 km/h, le feu passera immédiatement au rouge. Il ira donc de l’intérêt de l’automobiliste (ou du conducteur d’utilitaire, de bus, ...) de ne pas dépasser la vitesse limite.

L’objectif annoncé par la Ville est de :
- supprimer la circulation de transit, les quais n’ayant pas à vocation à l’accueillir
- limiter au nécessaire la circulation strictement locale. Une personne habitant à proximité du Pont de Charenton ne devrait plus avoir intérêt à emprunter toute la longueur des quais pour rejoindre le pont de Maisons.

A première lecture, on pourrait déduire de la fixation de la vitesse limite à 30 km/h que l’intérêt reste encore présent : arriver en effet à tenir une vitesse constante de 30 km/h sur plusieurs kilomètres peut dans certains cas être une option intéressante par rapport à des voies comme l’avenue de la République ou l’avenue Leclerc, plus chargées et avec nettement plus de feux tricolores en fonctionnement classique.

Il faut cependant ne pas oublier que puisque le dépassement des vélos est impossible sur la plus grande partie des quais à cause du calibrage des chaussées à 2,70m, la vitesse de 30 km/h reste un maximum théorique puisque très peu de cyclistes sont capables de tenir la vitesse de 30 km/h sur une longue distance. Il n’est donc pas exclu que les voitures ne puissent pas dépasser environ 15 km/h si un vélo se trouve devant elles.

Rappelons que le dépassement d’un vélo en agglomération impose de laisser une largeur d’un mètre entre la voiture et le vélo. Puisque la voiture mesure dans la plupart des cas plus de 1,60 m et que le vélo occupe à peu près 60 cm, le dépassement du vélo est impossible sur une chaussée de largeur inférieure à 3,20 m... ce qui est le cas ici, sauf cas particulier très localisé.

Ces informations ont été reprises début septembre, en tête de la page d’accueil du site Internet de la Ville :

BORDS DE MARNE : LE POINT SUR L’AMÉNAGEMENT EN COURS

Des bords de Marne embellis et sécurisés pour le plus grand confort des Maisonnais.

Un aménagement qui s’étend du Pont de Maisons au Quai Saguet et qui prévoit :

> La création d’une zone 30 visant à limiter la vitesse de véhicules à 30 km/h tout le long des voies. Ainsi les piétons et les cyclistes sont en sécurité et les riverains bénéficient d’une meilleure qualité de vie.

> Cette zone sera mise en application par arrêté à la fin de l’année 2010.

> La mise en place de feux tricolores avec détecteur de vitesse : si une voiture est en excès de vitesse par rapport à la zone limitée à 30 km/h, le feu suivant passe au rouge et stoppe le véhicule. Ils devraient être en service d’ici la fin 2010.

> La mise en place d’une signalétique expliquant les droits et les devoirs des piétons, cyclistes et automobilistes.

> la création d’une voirie partagée où les piétons et les cyclistes sont prioritaires : le piéton a priorité sur le vélo et la voiture ; le vélo a priorité sur la voiture.

> La création de terre-pleins centraux visant à réduire la vitesse et à valoriser l’espace naturel des bords de Marne, complété par la plantation de nouveaux arbres et de végétaux, et l’installation de nouveaux candélabres afin de mieux éclairer la voie et renforcer la sécurité.

Calendrier : Les travaux interrompus durant l’été ont repris début septembre pour s’achever fin 2010.

La sécurité des déplacements en ville nécessite que chacun se conforme au Code de la Route, mais aussi que les usagers sur respectent mutuellement.


Samedi 18 septembre 2010, "visite de chantier" par "Place au Vélo 94"

Ce samedi, ce sont une cinquantaine de cyclistes de Maisons-Alfort mais aussi des communes environnantes et du reste du Val-de-Marne, accompagnés de représentants de MDB-IDF qui sont venus se rendre compte sur place de la configuration des nouveaux quais de Marne maisonnais (voir le récit complet du déplacement entre Vitry et Maisons-Alfort).
- Pour certains d’entre eux, ce n’est pas uns surprise, ils empruntent en effet tous les jours ces quais à vélo dans le cadre de leurs déplacements domicile-travail.
- Pour d’autres, c’est une découverte puisqu’ils n’en connaissaient que ce qui avait été écrit à leur sujet.
Le trajet sur ces quais allait du pont de Maisons au quai Fernand Saguet, au niveau de la passerelle de l’écluse.

Constatations à peu près unanimes :
- les voies sont très étroites
- la cohabitation avec les voitures ne se passe pas toujours au mieux : on passera sur les gestes obscènes aperçus ce jour-là pour ne retenir que le comprtement caractéristique d’une automobiliste se dirigeant vers Alfort durant notre passage.

Elle a demandé à ce que le vélo qui roulait devant elle se pousse pour qu’elle puisse le dépasser. Problème : comme il n’y avait aucune surlargeur dans le secteur (chaussée de 2,70 m de large), tout dépassement même d’un vélo était interdit.
Comme d’autres cyclistes roulant derrière elle lui faisaient remarquer qu’elle ne pourrait de toute façon pas passer faute de place, elle a répondu qu’elle était favorable à l’aménagement de la piste cyclable (peut-être le projet initial ?). A-t-elle réalisé que si la piste cyclable avait été faite, elle n’aurait pas été à rouler avec sa voiture sur les quais en direction d’Alfort... En attendant, il ne lui reste plus qu’à trouver un itinéraire plus adapté en direction d’Alfort.

Quelques photos de ce jour-là

Les interruptions du terre-plein central sont déjà utilisées comme stationnement sauvage. Au moins, ils ne serviront pas de créneau de dépassement. On peut cependant se poser la question de leur logique si les riverains les utilisent de cette façon : l’esthétique de ces quais risque de souffrir d’un terre-plein alternant plantations et voitures en stationnement.

Tout le monde ne pratique pas le vélo à la même vitesse et tous les cyclistes ne s’appellent pas Alberto Contador.

A voir cette Audi sur l’avenue Joffre, on cherche vainement où trouver les 1,60 m nécessaires au dépassement d’un cycliste. C’est inutile, ils n’existent pas. Donc pas de dépassement possible.

Et même pour les voitures plus petites, cela ne peut toujours pas passer.


Et après...

D’autres points ont pu être notés de jour en jour :
- des automobilistes qui forcent le passage en dépassant et qui quand on réussit à leur poser la question au feu tricolore suivant répondent piteusement "je croyais qu’il y avait plus de place"
- d’autres automobilistes qui utilisent l’allée des garages de Château-Gaillard pour dépasser les vélos "par la droite" (eh oui, triste, dangereux, mais véridique)

Il faudra ensuite se pencher sur les raccordements de cet axe :
- en direction du pont de Charenton, et donc du chemin de halage de la rive droite de la Marne ou du bois de Vincennes via l’avenue De Lattre de Tassigny entre Charenton et St Maurice,
on bute actuellement sur le sens interdit de la dernière partie du quai Fernard Saguet entre la rue du Gué aux Aurochs et le pont. Il paraît inutile de préciser que la plupart des cyclistes optent déjà pour le sens interdit plutôt que le retour sur l’avenue Général Leclerc
- en direction de la passerelle de Charentonneau, et donc du même chemin de halage de la rive droite ou de l’avenue Général Leclerc à St Maurice,
il suffit de regarder les traces de pneus de 2 roues ou de se poster sur la passerelle pour constater que le passage des vélos est tout sauf rare. Il serait souhaitable que le passage des vélos ne se fasse pas au milieu des jeux d’enfants.
- en direction d’Alfortville par le passage sous le pont de Charenton,
il reste quelques points à régler avant que le passage soit réellement cyclable comme cela est mentionné sur le dernier plan de ville.


Conclusion (temporaire)

Comme la Ville nous l’a clairement dit et répété, les aménagements ne seront terminés qu’à la fin 2010. Ils ne pourront être correctement jugés qu’à ce moment-là.

En attendant, il ne reste plus qu’aux cyclistes qu’à serrer les dents.
Plus concrètement, il leur est plus que recommandé de ne pas prendre de risques inutiles en passant au ras des voitures en stationnement. Cela ne serait qu’une incitation pour certains automobilistes peu scrupuleux à les dépasser en faisant abstraction à la fois des conditions de sécurité et des règles du Code de la Route.

Et début 2011, nous pourrons juger en connaissance de cause en invitant, pourquoi pas, élus, techniciens, riverains et automobilistes à vérifier le fonctionnement de ces quais et leur caractère de voies sécurisées pour les cyclistes.


Dimanche 3 octobre 2010

Pendant que chacun prend ses marques côté est, même là où ce ne devait pas être prévu...

les travaux se poursuivent côté ouest, rue Maréchal Juin, par l’aménagement du terre-plein central :

A l’extrémité occidentale du chantier, on en est encore au marquage de la chaussée :


Dimanche 24 octobre 2010

L’aménagement de la rue Maréchal Juin a bien avancé puisque tant les candélabres que le mini terre plein central est en place

La partie est de la rue est déjà rendue à la circulation dans les deux sens

et avec de nouvelles places de stationnement bientôt ombragées :

Comme indiqué place des 7 arbres, les véhicules de plus de 3 m de haut et de plus de 3,5 t de PTAC ne sont pas les bienvenus sur les quais (on fera peut-être une exception pour les bus RATP de la ligne 107)

Le long de Château-Gaillard, les candélabres sont également en place sur le terre-plein

Mais cela ne donne pas plus de place aux bus RATP qui, avec leur largeur de 2,50 m ne disposent que de 10 cm de marge de part et d’autre

Là où les bandes de stationnement existent et ne sont pas utilisées, cela fait des chaussées un peu plus larges.

Les émergences des câblages des futurs feux tricolores apparaissent un peu partout.


Samedi 20 novembre 2010


Samedi 27 novembre 2010


Dimanche 5 décembre 2010

Il y a aussi des pictogrammes à certains endroits stratégiques, en particulier aux 2 entrées est et ouest, mais aussi à l’accès interémédiaire que constitue l’intersection avec l’avenue Clemenceau (au niveau de la passerelle de Charentonneau) :

Même s’ils ne sont pas encore en service, certains des feux radars sont maintenant installés. D’une esthétique un peu spéciale, leur conception fait que le feu de rappel en bas n’est pas franchement orienté vers le premier véhicule.


Dimanche 12 décembre 2010

L’installation des feux se poursuit en allant vers Alfort :

En détail, on voit donc en partie supérieure les 3 lampes, soit de bas en haut, orange, orange et rouge. et encore au-dessus le cache du dispositif de contrôle de vitesse.


Samedi 8 janvier 2011

En ce deébut 2011, la plupart des feux radars sont en service. Certains découvrent ces nouveaux dispositifs en voiture :


Samedi 22 janvier 2011

Pour ce 2e passage sur les quais, j’aurai eu droit à un festival de feux au rouge, que ce soit :
- à cause d’une voiture qui, sortant devant moi d’une rue avant la place des 7 arbres, réussit à déclencher le feu tout en arrivant à passer à l’orange, donc une vitesse probablement supérieure à 40 km/h... Le feu rouge n’aura pas été inutile puisqu’il m’arrêtera, moi qui n’ai certainement pas atteint les 30 km/h :-(
- plus loin avenue Joffre, c’est une voiture qui roulant derrière moi réussit à me faire passer le feu au rouge devant le nez. Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ???

Peut-être une bonne nouvelle avec l’apparition des prémisses d’un commencement de projet de mise à double sens du quai Fernand Saguet : une flèche et un pictogramme m’invite en effet à éviter la rue du Gué aux Arurochs en empruntant la partie "zone à vocation piétonne" du quai Fernard Saguet. Problème, le panneau à l’entrée est toujours un sens interdit, et dans l’autre sens aucun signal n’indique la venue de cyclistes en sens opposé.

Par contre, le problème du cheminement jusqu’à la passerelle de Charentonneau reste entier.

Comme partout ailleurs, les vélos sont explicitement tenus de ne pas vouloir se réfugier sur les trottoirs. Vous souhaitez rouler à vélo, c’est sur la chaussée (sauf si vous avez moins de 8 ans, puisque le Code de la Route vous l’autorise).

Dans le cas particulier de l’accès à la passerelle, je suppose que les cyclistes sont censés passer à pied de la chaussée des quais jusqu’à ... jusqu’où au fait ? puisque passerelle et accès rive gauche sont bien marqués comme cyclables sur la carte éditée par le Conseil Régional... Les cyclistes traversaient à vélo avant, il y a plus qu’une grande probabilité qu’ils continuent à le faire, ne serait-ce que pour rejoindre la rive droite, nettement plus accueillante pour les cyclistes...


Samedi 29 janvier 2011

Aujourd’hui, aucun problème de cohabitation, aucun problème de feu rouge à noter. On peut cependant constater qu’il est temps qu’une signalisation définitive soit mise en place. Certains panneaux sont maintenant devenus illisibles étant cachés par les voitures en stationnement et de plus orientés dans la mauvaise direction...

Le double sens du quai Fernand Saguet n’a lui pas progressé. La flèche invite toujours les cyclistes à emprunter le sens interdit.

24 Messages

  • J’en ai connu des aménagements pourris, mais des comme ça...

    Mes 1ers passages ne sont pas bons en terme de cohabitation avec les véhicules motorisés, qui, ça alors, s’obstinent à vouloir doubler quand c’est pas possible, Maisons-Alfort peut ainsi rejoindre le club pas si fermé du Quai Beaubourg à St-Maur, du Chemin du Marais à Sucy, et d’une partie du tracé du 103 à Alfortville.
    Si ça continue comme ça la part modale du vélo va finir par baisser avec des inepties pareilles, les cyclistes sont terrorisés ici. C’est too much. Quand à la prolifération des sens uniques crétins dans cette bonne ville avec éventuellement plusieurs voies et ce déficit de doubles sens cyclables, ça commence par faire.

    S’il faut rester sur les Quais au milieu de la chaussée en opposition au dépassement du motorisé fautif, on le fera.
    Si la police ne fait pas respecter cette limitation de vitesse à 30, les cyclistes le feront, de fait.
    C’est peut-être l’objectif recherché d’ailleurs.
    Pour le grand plaisir des riverains, qui seront servis au delà de leurs espérance, coincés à 30 voire moins

    A Maisons-Alfort, après le stationnement foireux sur la chaussée Av de la République et le rétrécissement du nombre de voies circulées et son trottoir immense entre la Gare et la D6, sans aménagement cyclable alors que c’est 1 itinéraire prioritaire du SDIC. Cherchez l’erreur.
    Du gros, du lourd

    Il faudrait inviter les élus responsables de ces bévues à une visite technique en vélo sur le terrain, pour rigoler un peu.

    Quand aux riverains qui parlent de trafic vélo insignifiant et qui ont gain de cause, big up. Chapeau bas.
    Aux élus qui en ont tenu compte : no comment

  • C’est l’itinéraire pour me rendre à Paris. Et constater qu’on construit la même aberration que sur le quai Beaubourg à saint-Maur c’est désolant. Elle était trop bien pour les vélos cette rue. On pouvait se faire doubler large, l’enrobé n’était pas abimé. Bref nickel. Maintenant on va se faire coller au c*l voire klaxonner par les automobilistes. ça n’a rien de plaisant. Une fois encore rien n’est fait là où il y aurait besoin de faire quelque-chose et on empire la situation là où c’était correct.

    • j’utilise cet itinéraire depuis 10 ans pour aller travailler de Saint Maur à Alfortville, il était auparavant plutôt confortable pour les cyclistes, avec une vitesse réduite des véhicules et un bon espace de dépassement. Avec ces aménagements Maisons Alfort va réussir la prouesse de faire augmenter le nombre d’accidents/vélo tout en réduisant la vitesse des véhicules !!! c’est lamentable ! Dès à présent le partage de la voirie devient difficile : après une longue journée de travail difficile de rouler à plus de 15 km/h à vélo, pour les voitures qui me suivent pendant plusieurs km c’est insupportable....
      A titre personnel je pense qu’il est intéressant d’adresser des lettres aux élus de cette ville pour attirer leur attention sur les risques importants d’accidents.

      • La largeur de chacune des voies au niveau des îlots centraux serait de 2,70 m de bordure à bordure (mesure effectuée sous le viaduc de l’A 86 le plus à l’est, donc Créteil -> Nogent, sur la chaussée nord). Comme les aménagements ne sont pas terminés à l’ouest de la passerelle de Charentonneau, il est impossible de savoir si la largeur est identique là où circulent les bus de la ligne 107.

        De plus, les interruptions dans les jardinières sont de longueurs très limitées, rendant tout dépassement impossible même au niveau des interruptions.

        Ceci confirme bien qu’il sera quasiment impossible de dépasser sur toute la longueur des quais. Mëme si les cyclistes sont censés avoir la priorité sur les voitures, je doute que les automobilistes aient tous la patience de rouler derrière les cyclistes...

        • A voir, mais mon petit doigt me dit que certains motorisés vont vouloir doubler à tout prix lors de mini possibilités au centre, c’est pas si court que ça pour doubler comme 1 taré, à la hussarde, et que ça va dégénérer (dégénéré aussi) précisément là pour ceux qui veulent faire respecter la limitation à 30
          Sinon comme alternative, rues Michelet puis Lafontaine ont l’air adéquats

          • Les "mini possibilités" que vous évoquez correspondent soit à la traversée des rues perpendiculaires (la bande de pavés ne s’interrompt pas, même au niveau de l’avenue Clemenceau, face à la passerelle), soit à des sorties de riverains habitant du côté opposé à la Marne. Si des passages devraient être créés de façon rapprochée, il y a regroupement et création d’un passage plus large. Cependant, les "mini possibilités" restent plus "mini" que "possibilités" dans la plupart des cas, d’autant que les passages les plus larges semblent intégrer l’emplacement des lampadaires... L’exemple extrême est celui du secteur du Parc La Fontaine, sous les viaducs de l’A86, où sur toute la longueur du parc, il ne doit y avoir qu’une ou deux interruptions d’à peine quelques mètres.

            Pour ce qui concerne l’itinéraire bis : la rue Michelet est le début de l’itinéraire de déviation indiqué sur place. Mais la rue La Fontaine n’est pas ouverte à la circulation publique, elle traverse le parc du même nom, donc pas de chaussée et risque de fermeture des grilles à certaines heures.
            2 passages possibles sous l’A86 : rue de la Concorde, mais plus loin on bute sur un sens interdit au niveau de l’avenue Clemenceau (rue De Lattre de Tassigny en sens ouest - est), ou rue de la Convention, rue de Nancy, rue de Lorraine puis rue Eugène Sue et on rejoint au choix les quais (toujours à double sens à cet endroit ces jours-ci) ou l’avenue Leclerc.

  • Maisons-Alfort : réaménagement des quais de Marne

    Juin 2010

    un vrai bordel pour se rendre au métro, le bus met 45min !!!! au lieu de 15 et fait le tour du monde ! bravo !

    • Il y a 2 situations différentes à considérer :

      - la situation temporaire, celle que nous supportons actuellement, quel que soit le moyen de transport : les quais sont en travaux d’aménagement sur la plus grande partie de leur longueur.

      Afin de pouvoir procéder aux travaux, les entreprises disposent de la chaussée nord, côté Marne, fermée à la circulation générale (la circulation sur la chaussée sud permet de maintenir l’accès et le stationnement pour les riverains).

      Concrètement, cela se traduit par la fermeture des quais dans le sens Pont de Maisons vers Alfort (et en particulier vers le métro) et donc en particulier par la déviation de la ligne de bus 107 dès lors que les quais sont en chantier à l’ouest de la passerelle (avenue Clemenceau).

      - la situation définitive, dans laquelle les 2 chaussées seront ouvertes à la circulation, après la fin des travaux. Les bus comme tous les autres véhicules retrouveront alors les quais accessibles dans les 2 sens. C’est cette situation à la fin des travaux, notamment la façon dont cohabiteront piétons, cyclistes, automobilistes et conducteurs de bus, qui est le principal objet de cet article.

  • Bonjour,

    Je partage l’indignation sur cet aménagement réalisé sans concertation avec les cyclistes. Il y a le même problème sur d’autres communes comme à Sucy "Rue de Paris" et "chemin des Marais" mais aussi à tous les passages piétons où un resserrement a été réalisé sans passage pour les vélos sur le côté, c’est une nasse à cyclistes.

    L’option de trajet alternatif indiqué dans l’article : "rues de Reims et de Champagne" est-elle viable pour les cyclistes, aussi rapide et agréable que l’ancien aménagement ?

    Jean-Paul Grange

    • Bonjour Jean-Paul,

      Il devient urgent que les cyclistes maisonnais (et même des communes environnantes) aient un droit de regard et de proposition sur les aménagements. Pour les quais de Marne et l’avenue de la République (carrefour de la Mairie), c’est malheureusement un peu tard... Il reste tout de même plusieurs projets à venir : axe Cadiot - Blum - Jaurès (RD 6), axe Général Leclerc (RD 19), axe "République (RD 148)" (je mets des guillemets puisqu’il est à peu près acquis que l’itinéraire sera seulement parallèle à l’avenue de la République sans l’emprunter).

      La mention de l’axe alternatif fait seulement référence à l’itinéraire qui avait été envisagé pour la déviation du bus 107 entre l’avenue Clemenceau et les Sept Arbres (aboutissement de la rue du 8 mai 1945 sur les quais de Marne). Ce sont des rues d’un quartier pavillonnaire sans grande circulation actuellement. Le principal problème est la trame en quadrillage, ce qui fait qu’il y a pas mal d’intersections, certaines sont en priorité à droite, d’autres en cédez le passage.
      Pour la section la plus à l’est, où le bus 107 passe déjà avenue Gambetta et pas sur les quais, il est à noter que la rue de Reims est interrompue par le passage de l’A86 : il faut donc emprunter une autre rue, la rue de la Convention ou la rue de la Concorde.
      Même si la circulation dans ces rues n’est pas désagréable, cela n’aura ni le charme des quais de Marne, ni l’efficacité que ces derniers avaient jusqu’à maintenant (peu de carrefours à feux, priorité sur toutes les rues adjacentes).
      Pour les longues distances, il reste heureusement le chemin de halage côté St Maurice...

      • Pas question de renoncer aux bords de Marne, cet itinéraire est censé améliorer le cadre de vie des habitants !!! Une idée de solution, pas chère à proposer aux élus : faire figurer sur cette voie une priorité aux vélos accompagnée d’une interdiction de doubler pour les véhicules à moteur ( marquage au sol et informations à l’entrée de la voie). Il y a la place pour créer une zone de dépassement dans le sens Maisons Alfort/Créteil dans la partie qui se trouve sous l’autoroute, en supprimant quelques places de stationnement. Dans l’autre sens je ne vois rien !
        Merci à Bernard pour le repérage très précis. Il y a effectivement beaucoup à faire à Maisons Alfort...

  • J’hallucine quand je lis que les quais ne sont pas fréquentés par les vélos !
    Il faudrait peut être y passer aux horaires de bureaux et non à la promenade des retraités !
    Pour ma part j’ai déjà eu un accident avec poignet cassé, vu la future configuration de la chaussée, il n’y a aucune place pour les dépassements des cyclistes, les voitures devront donc rouler à 10 km/heure derrière ceux-ci, je vous laisse imaginer
    Par ailleurs la promenade côté piétons serait une bonne solution de cohabitation, malheureusement elle a été rétrécie pour y mettre des bacs à fleurs. Personnellement j’emprunterai avec respect vis-à-vis des piétons ce chemin, c’est-à-dire que je m’efface pour les laisser passer…Cette partie est peut être considérée comme trottoir, mais aux heures creuses elle serait une bonne alternative aux risques encourus par les cyclistes sur la chaussée. Malheureusement quelques « vieux rebelles » prennent un malin plaisir à faire barrage aux cyclistes, même civilisés….finalement je ne sais pas de quel côté choisir ma prochaine chute ! Et qu’en est-il des promenades familiales à vélo le dimanche, faut-il faire rouler les tricycles sur la chaussée, ou les parents sur la chaussée donc à 3 km/heure et les enfants sur le trottoir, car là il est par contre tout à fait hors de question que je mette en péril la vie de ma fille !

    • Bonjour,

      Pour ce qui concerne le dernier point, la "promenade dominicale" : on peut envisager que les dimanches et jours fériés, la partie de quai (avenue Joffre) entre la passerelle de Charentonneau et le pont de Maisons soit mise à sens unique en utilisant la chaussée côté habitations. Et que l’autre chaussée côté Marne soit réservée aux piétons et aux vélos. Ce ne sera pas l’opération dominicale "Paris respire" avec la fermeture complète des quais dans tout le centre de Paris, mais ce sera déjà mieux que rien.

      La partie ouest des quais (avenue Foch) est soumise à la circulation des bus 107 y compris les dimanches et jours fériés, ce qui rend plus difficile le prolongement de la mise à sens unique en direction d’Alfort.

  • Il est impossible d’utiliser ces voies avec un enfant en vélo car les voitures collent derrière et essaient de doubler à chaque occasion. Nous avons essayé de prendre le trottoir et c’est un slalome avec les pietons qui ne sont pas du tout compréhensifs et les crottes de chiens ...Alors qu’il existe déjà une promonade en bas pour les pietons et leurs chiens !
    Je trouve ce parcours très dangereux à pratiquer que ce soit en vélo ou en voiture car la végétation empêche une bonne visibilité aux passages piétons.
    D’autre part,les bus sont bloqués par des véhicules en stationnement sur le bas côté puisque la route n’est pas assez large.

    Il existe une voie vélo en partant sur Créteil pourquoi ne pas l’avoir continué ?

    • Bonjour Ylang, n’hésitez pas à passer votre question directement à la mairie de Maisons-Alfort, ils se targuent de répondre à tous les courriers.
      Vous trouverez des lettres-type sur http://mdb94.org/spip.php?article557
      Des "feux-radars" qui se déclenchent au delà de 30 km/h arrivent fin 2010. Tenez-nous au courant sur votre ressenti

      D’autre part l’association Place au vélo à Maisons-Alfort existe désormais, je ne peux que vous y inciter à la rejoindre si vous voulez voir les choses avancer dans le bon sens et y faire entendre votre voix (existence de plusieurs projets cyclables maisonnais dans les cartons, et pas des moindres)
      Envoyez 1 mail à mdb94g@gmail.com

      @ bientôt

  • Bonjour,

    Je suis conseiller municipal d’opposition à Maisons-Alfort. Vos remarques rejoignent les réticences que j’ai émises lors de la discussion de ce projet. Le partage de la voie entre les cyclistes et les véhicules ne s’imposait pas. On pouvait faire autrement car il y avait la place pour créer une véritable piste cyclable. De plus, le maire n’a pas respecté l’article 20 de la loi n° 96-1236 du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie. Elle enjoint aux collectivités locales de mettre au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants à « l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines ». Le 26 juin 2009, la cour d’appel de Nantes a donné raison à une association locale de cyclistes contre la communauté urbaine de Brest (CAA Nantes, 26 juin 2009, Brest Métropole, n° 08NT03365).

    • Bonjour,

      Puisque vous êtes Conseiller Municipal, vous savez mieux que moi comment ce projet a été évolué depuis sa version initiale (pour ceux qui prendraient la discussion en cours, cela a été en particulier rappelé dans les premières lignes de l’article). Le projet initial séparait en effet les circulations motorisées d’un côté du terre-plein central (côté habitations) et les circulations douces / actives de l’autre (côté Marne).
      Puisque les piétons disposaient (et disposent toujours) du trottoir, et donc de la proximité de la Marne, on n’aurait eu pratiquement que des cyclistes (sans oublier poussettes, rollers, ...) sur la chaussée côté Marne.

      Ce projet conduisait à partager la voirie entre automobilistes, cyclistes et piétons. Et les exigences de la loi LAURE, que vous rappelez dans votre message, auraient été respectées, avec la création de cheminements cyclables.


      MAIS... le projet ne s’est pas fait ainsi, car le projet ainsi construit a déchaîné les passions : riverains des quais de Marne, riverains des rues qu’aurait empruntées la ligne 107 au retour, commerçants, personnes âgées et handicapées, ... Je passe sur les détails puisqu’on trouve des traces de tous ces débats sur la toile encore aujourd’hui.


      Que fallait-il alors faire ?

      (1) ne rien faire ? On pouvait décider de rester au statu quo. Puisqu’aucun aménagement n’était planifié, la loi LAURE ne s’appliquait pas et la voirie restait conforme à la réglementation.

      (2) réaliser le projet initial ? Indépendamment de toute pensée électorale (ce n’est pas mon propos), il est difficilement envisageable de passer en force en réalisant un projet qui est rejeté par une majorité de riverains. L’histoire récente montre que de tels projets soit ne sont pas terminés, soit mettent un temps infini à être réalisés.

      (3) modifier le projet ?

      > puisque la principale revendication était sur la conservation du double sens, la mise en conformité avec la loi LAURE aurait imposé d’avoir 2 voies de circulation ouvertes aux véhicules motorisés + une piste cyclable, de préférence bidirectionnelle. Si on conserve le stationnement tel qu’il existe au moins côté habitations, le terre-plein central n’aurait probablement pas pu être construit, laissant une chaussée d’environ 5,40 m - 5,50 m.
      Une piste cyclable bidirectionnelle, c’est une largeur minimale de 2,50 m, recommandée de 3,00 m (Recommandations pour les Aménagements Cyclables, CERTU, septembre 2008, section 3.2.3, page 37). Même en récupérant une bonne partie de la largeur du terre-plein central, je ne suis pas sûr que ces 3 voies auraient pu être tracées sur toute la longueur des quais, au moins avenue Foch et avenue Joffre.
      Si cela avait été le cas, on aurait probablement eu 3 voies limitées par 2 rangées de séparateurs de type bordure simple, soit, à une échelle évidemment moindre, un aménagement ressemblant un peu aux boulevards allant à Paris d’Austerlitz à Montparnasse, avec les 2 voies de circulation automobile et les 2 voies bus, juste séparées sur la plus grande partie par une rangée de bordures.
      Certes, la voirie aurait été conforme à la loi, mais, à titre personnel, je pense que l’attrait des quais aurait perdu par rapport à ce qu’il était avant le début des travaux.

      > une autre solution envisageable était celle qui a finalement été mise en oeuvre en rendant la chaussée réduite davantage "accessible" aux vélos (je mets à dessein des guillemets, il faudra voir après la fin des travaux ce qu’il en est dans la pratique). Ce n’est pas la meilleure solution pour les cyclistes, le texte de l’article et un certain nombre des commentaires précédents le rappellent suffisamment pour que je n’y revienne pas.

      > y avait-il une autre solution permettant de conserver le double sens, le stationnement, la circulation des bus de la ligne 107 jusqu’à l’avenue Clemenceau tout en créant les aménagements cyclables ? J’attends de voir. Cependant, en cette fin octobre 2010, alors que les travaux touchent presque à leur fin, personne ne comprendrait que l’on songe à réaménager à nouveau ces quais.


      Pour rester pragmatique, la prochaine étape consiste maintenant à attendre que la totalité de l’aménagement soit réalisée. Et à juger sur pièces. Le résultat dépendra des aménagements (mais chacun peut suivre leur mise en place jour après jour sur le terrain), mais aussi du comportement des usagers, en premier lieu les automobilistes :
      - s’ils jouent le jeu attendu, en respectant à la fois la limitation de vitesse et la priorité annoncée aux piétons et aux cyclistes, cela pourra devenir un passage agréable à vélo
      - dans le cas contraire, si le style de conduite généralement constaté des automobilistes n’évolue pas, on ira très rapidement vers de gros problèmes de cohabitation avec des risques d’accident accrus. Ce qui serait évidemment la pire des choses.


      Pour le moment, le respect de la limitation de 30 km/h reste encore de l’espoir fou quand on regarde certains automobilistes circuler aujourd’hui sur les quais de Marne. Il restera à juger quand tout le dispositif (signalisation verticale définitive, signalisation horizontale, feux tricolores...) sera actif. Rendez-vous en principe dès le début de 2011.

      • La création d’une zone 30 et la diminution de la largeur de la chaussée qui en découle ont pour effet de réduire le nombre de véhicules à 4 roues qui circulent sur la voie. Il apparaît logique que le nombre de places de stationnement soit également en diminution. Dans le cas présent, la suppression du stationnement côté Marne en conservant celui côté zones d’habitation aurait dû être étudiée dans l’optique de réaliser une piste cyclable. On a conservé le stationnement où il existait auparavant et comme vous l’avez souligné ( et je l’ai constaté de visu) parfois les gens stationnent à cheval sur le trottoir et piétinent les plantations. Le projet partait d’un postulat de base : il fallait aménager des zones de plantation d’où le terre-plein central. Dès lors, la création d’une piste cyclable passait au second plan et les cyclistes sont obligés de partager la voie avec les véhicules et les bus. La continuité avec la piste cyclable qui vient de Créteil n’est pas réalisée.

        PS : Que pensez vous de l’aménagement avenue de la République à proximité de l’hôtel de ville jusqu’à l’avenue du professeur Cadiot ?

        • Bonjour,

          Je ne partage pas entièrement votre analyse.

          Les aménagements (zone 30 et réduction de chaussée) ont pour principal but de réduire la circulation de transit, non la circulation des riverains. Or, les stationnements disponibles sont destinés :
          - d’une part aux habitants riverains : c’est notamment le cas sur l’avenue Joffre où la bande de stationnement a été conservée en l’état et semble très utilisée
          - d’autre part aux utilisateurs riverains : je mets dans cette catégorie les utilisateurs du Moulin Brûlé, du parc Jean de La Fontaine et des commerces.
          Au moins à court terme, la nécessité de stationnement pour ces catégories ne baissera pas de façon substantielle.

          De plus, une partie du stationnement côté Marne notamment (voir en particulier cette photo) est aménagée entre des arbres qui n’ont pas été plantés dans le cadre du chantier. La suppression de ces places n’aurait donc libéré qu’une emprise de quelques dizaines de centimètres. Au "mieux", on aurait donc eu une ou deux chaussées ouvertes à la circulation générale et une chaussée réservée aux cyclistes et aux piétons (passant au ras du tronc des arbres) séparées par une bordure de 10-15 cm de large. La largeur réduite de cette bordure aurait de fait réduit la largeur disponible pour les cyclistes, ceux-ci ne pouvant et ne voulant pas passer au ras des automobiles, même séparées par cette bordure.

          Le projet de base impliquait bien la création du terre-plein central (le postulat que vous mentionnez), mais séparant la chaussée ouverte à la circulation générale, en sens unique, et l’autre chaussée réservée aux cyclistes et aux piétons (le second postulat). C’est la nette opposition à la mise en sens unique, qui s’est manifestée en 2008-2009, qui a fait que le projet a été modifié.


          Pour ce qui concerne la continuité en direction de Créteil par l’avenue de Verdun, qui elle, sauf erreur de ma part, n’a pas été déclassée du domaine départemental (RD 215), ce devrait être une initiative du Conseil général.
          Elle devrait se faire par la traversée de l’avenue de la République et l’aménagement de la première partie de l’avenue de Verdun.

          Faut-il prévoir un aménagement minimal du passage sous le pont de Maisons pour les promenades familiales, parents et jeunes enfants, puisque celui-ci est de fait déjà utilisé ?
          Cela permettrait d’allonger le secteur, déjà évoqué dans un commentaire ci-dessus (réponse à Yo), ouvert à l’attention des enfants le dimanche.


          Puisque vous évoquez à la fin de votre message l’aménagement de l’avenue de la République, je dirai que ce n’est pas lui qui va inciter les Maisonnais à davantage utiliser leur vélo.

          - le long du parc de la Mairie, l’existence des 2 files montantes en direction du pont SNCF et d’Alfortville permettait un dépassement des vélos (qui nécessairement se déplacent lentement) au large. Ce n’est maintenant plus le cas dès lors que les places de stationnement sont utilisées.
          - la largeur des voies entre la rue Parmentier et la rue Pasteur entraîne une situation similaire aux quais de Marne pour ce qui est de la cohabitation entre vélos et véhicules motorisés. Le dépassement ne peut se faire que dans des conditions plus que limites. Les différences avec les quais de Marne résident dans le fait qu’il y a une importante circulation de transit (sans vraiment d’itinéraire alternatif puisque la seule possibilité est celle qui passe par le bd Gallieni et le Pont aux Boeufs, interdite aux forts tonnages) et que la vitesse est ici limitée à 50 km/h, et non à 30 km/h.
          - entre la rue Parmentier et la Croix des Ouches, la création de places de stationnement en épi ne dissuadent pas certains de continuer à abandonner leur véhicule sur la chaussée devant les commerces. Avant les travaux, on passait ainsi de 3 files tracées à 2 files utilisables, maintenant on passe de 2 files tracées à 1 file utilisable unique. Mais évidemment, chacun des automobilistes qui par facilité agissent ainsi par centaines chaque jour n’en a "que pour deux minutes".

          En résumé, il reste donc à définir ce qu’est l’itinéraire cycliste équivalent à l’axe traversant le Val-de-Marne qu’est la RD 148. On sait que ce n’est pas l’avenue de la République, en particulier entre le pont SNCF et la Croix des Ouches.
          Le Conseil Général a bien prévu un itinéraire cyclable suivant cette route départementale 148 depuis L’Haÿ-les-Roses jusqu’à Joinville : il s’agit de l’itinéraire n°3 du Schéma Directeur (SDIC).
          Mais où le faire passer ?

          • Maisons-Alfort : réaménagement des quais de Marne

            Novembre 2010, par Bouzou le clone

            Quelle vaste fumisterie ces quais quand même

            Aujourd’hui, la seule chose qu’ont trouvé à faire 2 automodébiles alors que je suis à 20 km/h à vélo - et après avoir bien montré un mécontentent dont je comprends pas la cause - c’est de me doubler en allant en face (en sens inverse). Le sens interdit du quai quoi.

            Il n’ont pas du lire la propagande sur le site de la Mairie de Maisons-Alfort "ah qu’ils sont beaux mes quais", tu penses bien, ils n’appliquent pas leurs bons conseils en tous cas.
            En outre ils étaient loin d’être en dessous de 30 km/h ;-)

            Le tout en toute impunité, comme d’habitude (Claude François)

  • On est décembre et les travaux sont quasi-finis.
    Résultat ? Le long de la Marne, on se fait claxoner par les voitures impatientes, on se fait doubler en contre-sens, on voit des vélos sur les trottoirs,...

    Et la partie proche du pont de Charenton, alors là, ils se sont surpassés !!! Pour faire respecter la limitation de vitesse, ils n’ont pas trouvé mieux que d’installer des radars pour faire passer les feux au rouge dès qu’une voiture roule à plus de 30 km/heure.

    Sauf que les voitures roulent tellement vite qu’ils passent à l’orange et que le feut reste au rouge pour la voiture ou le vélo juste après.

    Moi j’applaudis car il faut quand-même faire des efforts pour atteindre un tel niveau de conneries !!!

    • Ce qui est complètement fou dans cette histoire, c’est que tout le monde est perdant !!!
      Même les riverains du quai !! car on ne sait jamais ou va passer le bus 107 ; en effet il lui arrive souvent de passer 1km au dessus avenue Gambetta ; du coup c’est n’importe quoi pour les riverains, n’importe quoi pour les cyclistes et n’importe quoi pour les automobilistes !
      Sans compter que le feu passe au rouge environ 3 secondes après le passage de la voiture (entre 60 et 90 km/h bien souvent !) devant ce feu qui ne sert donc strictement à rien !

  • L’amnagement de l’avenue Joffre Maisons-Alfort ne permet pas une voiture de doubler les cyclistes. En tant que cycliste, je ne vois pas bien ce que cela apporte. Car il n’est pas tres agreable d’etre suivi par des voitures qui ne pensent qu’ une chose, vous doubler, parfois de maniere dangereuse. Le but est que chacun puisse circuler tranquillement a sa faon en respectant les autres.

    Cela est un peu dangereux car il y a des conducteurs irascibles et agressifs. Par trois fois j’ai t agresse verbalement par de jeunes adultes (18-25 ans) en voiture qui vous insultent. Pourtant je n’y vient pas trs souvent. Je roule proche du bord (mais sans rouler dans le caniveau), ce qui laisse la possibilite un automobiliste habile de doubler. A chaque fois, il continuaient rue de Verdun et tournait vers les immeubles. Aujourd’hui : insultes, menaces, arret brusque bloquant le velo, de la part d’une berline de luxe noire.

    Pas tres sympa quand meme. J’aimerais savoir s’il y d’autres cas. S’il y a des educateurs dans ces HLM, il faudrait expliquer ces jeunes gens que les velos ont le droit de rouler.

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Dernière mise à jour : mercredi 16 mars 2016